Développement personnel

Pourquoi a-t-on peur du futur ?

Est-ce que toi aussi, parfois tard dans le noir, tu te retrouves à angoisser sur toutes les choses qui vont t’arriver dans le futur ? Pourquoi ne pas savoir nous rend anxieux ? Pourquoi tout anticiper peut-il devenir maladif ?
Toutes ces questions me traversent l’esprit, car comme beaucoup d’entre-vous, j’ai cette tendance à angoisser sur ce que l’avenir me réserve…

La peur du futur, cette peur inéluctable

Le futur nous fait peur car nous sommes incapables de prévoir, d’imaginer ou d’anticiper ce qui peut nous arriver. Le futur nous fait peur car il nous met face à la réalité, dure à réaliser, que nous sommes mortels et que nous ne sommes pas forcément maîtres à 100% de notre destin. Cette part de hasard, de destin ou autre, nous rappelle sans cesse que tout peut arriver, en bien et en mal.
Nous avons tous l’envie d’imaginer à court ou moyen terme, ce que sera notre vie mais aussi celle des autres dans plus ou moins de temps. C’est humain de vouloir se projeter, rêver car c’est une vraie source de motivation. Cependant, pour beaucoup, cette angoisse du futur empêche de vivre sereinement le moment présent.

Pourquoi anticiper nous rend malade ?

L’anticipation maladive est un syndrome psychologique.

Pour beaucoup, anticiper rime avec souffrance car ces personnes ont tendance à ne s’imaginer que le pire. L’anticipation est bénéfique, cela nous permet de nous préparer à vivre telle ou telle chose et à s’organiser au mieux. Cependant, tout ne peut pas être anticipé et surtout on ne peut pas toujours s’imaginer tous les scénarios possibles. Et bim, à force d’anticiper, on se trompe et la souffrance est encore plus grande. Tout est réalisé, non plus par envie, mais par crainte.

« Et s’il me quittait ? Et si j’échoue ? Et si je ne sais pas quoi dire ? »


Tous ces « Et si… » sont synonymes d’angoisse car nos pensées ne sont plus guidées par des faits mais par des suppositions faussées.

Alors comment relativiser et se laisser aller ?

La première chose à faire, et pas la plus facile, est d’accepter l’imprévisible. Et si, vivre notre vie, sans attendre quoi que ce soit d’elle, n’était pas plus facile que de s’imaginer des choses qui n’arriveront probablement pas ?

Accepter le fait, qu’on ne peut pas tout contrôler, permet de relâcher une certaine pression sur le futur. Je ne dis pas qu’il ne faut plus se fixer des objectifs ou définir ce que l’on veut, mais de définir des choses à plus court terme afin de laisser une chance au futur de nous apporter de belles surprises.
Lorsque l’on a cette tendance à avoir peur du futur, c’est que nous sommes en souffrance dans notre présent. Pourquoi penser au futur si ce n’est pour ne plus vivre le moment présent ? Il faut être en accord avec soi-même, profiter des moments réussis pour lesquels nous avons travaillé et laisser le futur là où il est.

Deux écoles, deux idéologies, je te laisserai prendre celle qui te convient le plus.
La première est d’agir un maximum dans son présent, pour relativiser sur le futur.
Je m’explique, si tu te donnes à 100% pour un projet, que tu apportes un maximum de ton énergie, que tu acceptes l’échec ou la réussite, le futur n’aura donc plus aucune importance. Tu penseras d’abord à tout le positif que ce projet t’as apporté pour ensuite réutiliser les leçons apprises dans le futur.

La deuxième école est d’imaginer le pire qu’il puisse arriver pour ne vivre que le meilleur. Je connais 2,3 personnes qui utilisent cette technique. Elles imaginent les pires scénarios possibles pour ensuite voir que le futur n’est pas si pire.
En réalité, il y a peu de chance que tout ce que tu imagines de négatif arrive dans le futur, alors autant en profiter…

Mon petit témoignage

Lorsque l’on me connaît personnellement, on sait que j’ai cette tendance à tout vouloir imaginer dans le futur afin de ne pas être déçue ou triste par la suite. Cette anxiété à vouloir connaître ce futur, m’a conduite à perdre ce que j’avais de plus important dans le présent.

J’avais tellement peur de perdre telle personne, de ne pas réussir telle chose, que je ne concentrais pas mon énergie pour nourrir cette relation ou travailler sur ce projet. Mes angoisses sont donc devenues réelles.
Depuis ces deux désillusions, j’ai appris à me concentrer sur des objectifs à plus court terme. Je me force à ne plus imaginer vivre des choses à 4,5 ans mais à 1 an maximum. Cela me permet de concentrer tous mes efforts sur ce que j’ai actuellement et à profiter un maximum du moment présent.
Je reste une éternelle angoissée car j’ai des peurs qui sont ancrées en moi depuis très longtemps, mais j’essaye d’avoir confiance dans le futur. Je sais qu’il m’apportera des choses négatives mais que j’aurai la capacité à en tirer des leçons et de ne retirer que le positif.


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